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Mars, mois de l’industrie, avec la participation du Havre Développement à deux salons, Global Industrie et JEC World.

Sur Global Industrie, qui a rassemblé près de 46 000 professionnels (soit une augmentation de 12%), les préoccupations majeures tournent autour de l’industrie 4.0, avec la montée en puissance de la numérisation et de la robotisation des process. Sur place, une forte présence de machines connectées, de solutions logicielles ainsi que de nouveaux services liés, tel que le traitement des données.

 

Le Havre Développement a notamment identifié la montée en puissance de la maintenance prédictive, tel que l’intégration de capteurs dans les machines afin d’anticiper les éventuelles pannes. Ces technologies permettent d’améliorer la compétitivité des industries, grâce à une meilleure utilisation de l’outil de production. La robotisation et/ou cobotisation sont également des opportunités pour améliorer les conditions de travail pour les personnels, en limitant les tâches répétitives et/ou difficiles. Elles impliquent une évolution des compétences, afin de savoir travailler avec la machine.

La thématique a été d’ailleurs explorée à l’occasion de Normandigital, qui s’est tenu le 14 mars au Havre à la Chambre de commerce et d’industrie Seine Estuaire, avec un atelier intitulé « L’usine connectée : les nouveaux modèles de production et de maintenance ».

 

Ressources et marchés potentiels en local et à l’export

Lors des rencontres avec les fabricants de machines-outil lors de Global Industrie, deux arguments encourageants pour développer des activités au Havre : le tissu économique de la région havraise, fortement industrielle, ouvrant des perspectives de clients en local. Et la puissance du 1er port français pour le commerce extérieur, qui offre à la fois la facilité d’import de pièces et la possibilité d’exporter sa production vers l’un des 600 ports connectés.

 

Côté JEC World, c’est plutôt la disponibilité de matières premières à proximité, couplée aux savoir-faire locaux dans le domaine de la chimie, qui parlent en faveur de la région havraise. En effet, s’ils existent depuis plusieurs années, les matériaux composites biosourcés, dont ceux à base de PLA (Acide polylactique) et de lin, se développent avec notamment des débouchés de plus en plus techniques.

 

Or, la Normandie est la 1re région française pour le lin (63% de la production française de lin textile) et consacre près de 30 000 ha à la culture de la betterave sucrière. Sans oublier la présence de Tereos, deuxième groupe sucrier mondial, à quelques kilomètres du Havre et les récents investissements de Sucre Océane sur le port du Havre, pouvant ainsi stocker 60 000 tonnes de sucre.

 

La chimie biosourcée est l’une des pistes prospectives étudiées par Le Havre Développement. Gaëlle Gicquel, nouvelle recrue de l’agence sur l’industrie, participera d’ailleurs au Plant Based Summit, meeting sur les solutions biosourcées, du 22 au 24 mai à Lyon.

 

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